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PROJET DE ROUTE FORESTIÈRE AU COL DE VOZA

L’enquête publique se termine le 8 octobre à midi


Projet après projet les atteintes à l’environnement s’additionnent et se multiplient. Dans la forêt du massif du Prarion niche l’un des derniers couples de France d’un oiseau « en danger critique d’extinction ». Une route à camions grumiers de 48 à 57 tonnes pourrait pourtant être construite sur son territoire.



Plus haut, nos glaciers sont à l’agonie, nos aiguilles s’écroulent, mais des engins de chantier alimentés au gazole vont être lancés à l’assaut des pentes pour créer une route large et solide pour accueillir des camions géants, sans même avoir pris le soin d’évaluer le bilan carbone du chantier ou l’impact sur l’environnement du revêtement qui recouvrira la route. Ces deux points, soulevés par l’Autorité environnementale dans son avis du 22 juillet 2020, sont restés à ce jour sans réponse.

Ce projet de plus (de trop ?), vise à injecter une activité humaine au plus profond de la nature, au cœur d’une forêt de montagne du pied du Mont-Blanc que les mêmes élus disent vouloir protéger par ailleurs. Un arrêté annoncé hier en grande pompe sanctuarise le sommet des Alpes, mais laisse ses versants libres à la convoitise et à l’avidité sans limite.

Notre soif de vouloir dompter la nature, notre prétention de vouloir « gérer » la forêt n’ont-elles aucune fin en vue ? Est-il inconcevable pour l’humanité, ou pour les élus, de pouvoir laisser un coin de forêt à l’état naturel, de pouvoir laisser la biodiversité vivre et survivre en paix quelque part ? L’exploitation du bois du massif du Prarion a déjà lieu actuellement, de façon raisonnable. Son exploitation accrue ne serait pas viable économiquement. Alors pourquoi vouloir déverser de l’argent public dans un si mauvais projet pour la nature ?

3. Aire de l'étude copy.png
Le tracé prévisionnel